Grève du 19 avril 2016

Nouvelle grève au Conservatoire de Caen ce mardi

Après une grève historique le 30 mars dernier, les personnels, réunis en assemblée générale, ont voté à l’unanimité une nouvelle grève pour ce mardi 19 avril 2016.

65 % de grévistes

La grève a été fortement suivie, avec près de 65 % de grévistes. À 17h, une délégation composée d’agents en grève, d’élèves et de parents d’élèves s’est déplacée vers la place Saint-Sauveur, instrument au bras. Le but ? sensibiliser les Caennais aux inquiétudes du personnels.

Une action « coup de poing » lors du concert

Le concert prévu à 20h a été maintenu. Au milieu du concert, une action « coup de poing » a été menée afin d’alerter le public sur les inquiétudes des personnels. Voir l’article dédié.

L’immobilisme de Joël Bruneau

Les engagements pris lors de la première séance de négociations n’ont à ce jour pas été tenus. Aucun chiffre fiable n’a été communiqué aux représentants des professeurs. A contrario, Joël Bruneau a envoyé samedi dernier une lettre à tous les parents d’élèves du conservatoire (repris en substance dans l’article de Ouest-France du 18.04.2016). Dans cette lettre, qui se veut rassurante, Joël Bruneau annonce très clairement la couleur : l’Orchestre de Caen n’est pas la priorité de Caen la mer et à partir de 2017, la pérennité de la Saison musicale (100 manifestations, 27 000 spectateurs, deux festivals) n’est plus assurée.

Quel avenir pour un conservatoire sans orchestre ?

Peut-on envisager un conservatoire dont les professeurs ne joueraient plus de leur instrument régulièrement au sein d’un collectif fort ? Alors que le Conservatoire de Caen est perçu au niveau national comme un établissement exemplaire, preuve de l’indissociabilité entre enseignement et diffusion artistique , Caen la mer souhaite amputer cette institution bicentenaire d’un de ses atouts majeurs.

De plus, la disparition de l’orchestre aurait un impact direct sur les manifestations du Conservatoire : quid des postes de techniciens ? Quid de l’occupation de l’auditorium, dont l’accès aux élèves reste un atout majeur dans le processus d’enseignement ? De plus, comment assurer des master-classes sans une saison musicale forte et structurée ?

Voir la revue de presse :
Ouest-France, 19 avril 2016

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